Construire ou démolir ?

28 juillet 2016. 17 heures. Le conseil municipal peut s’ouvrir. Du côté de la majorité, 14 présents sur 22 élus. Les autres conseillers municipaux de la majorité ont tous donné des procurations. Du côté de l’opposition, 4 présents. Mme Cercio fait rapidement les comptes : pour que le conseil se tienne, il faut 15 élus présents physiquement dans la salle. Comme un seul homme, l’opposition se lève et quitte la salle. Le quorum n’est pas atteint.

Le maire ouvre la séance et dénonce la curieuse conception de cette « opposition constructive » maintes fois prônée.

Les enjeux de ce conseil,  Plan Local d’Urbanisme et Contrat de Mixité sociale, sont pourtant d’importance. L’opposition qui a réclamé à cor et à cri un débat sur ces questions préfère déserter la salle du conseil. Etrange manœuvre.

Que penser d’élus dont le seul objectif est de dénigrer sans proposer, de s’opposer sans construire, de critiquer sans analyser ? Que penser d’élus qui se complaisent dans les basses fosses de la politique politicienne ? Que penser d’élus qui choisissent de faire « un coup » au risque de mettre en péril les équilibres urbanistiques de la ville ?

Car de quoi s’agit-il ? Rien moins que de revenir au PLU de 2008, moins protecteur en termes de « bétonnage » que celui de 2013 qui devait être confirmé par un vote des élus ce soir. Rien moins que risquer la mise sous tutelle de l’instruction des permis de construire par la Préfecture et pour l’ensemble de la ville. Rien moins que de voir la même Préfecture augmenter la pénalité pour non-respect des 25% de logements sociaux jusqu’à 1 300 000 €, ce qui serait catastrophique pour les finances de Bandol.

Cette attitude a pour seul et unique objectif de se fabriquer une fois de plus une tribune. Mme Cercio a d’ailleurs harangué le public présent en tentant de faire reposer la responsabilité de l’annulation du conseil sur la majorité. Elle oublie qu’il suffisait qu’un seul membre de l’opposition siège pour que le conseil se tienne.

Cette démarche toujours plus agressive ne sert que ses intérêts personnels et sa convoitise démesurée. Elle ne souhaite pas faire avancer Bandol, ni travailler pour le bien de tous et encore moins œuvrer pour la collectivité.

Cette opposition vient de se dévoiler : elle est prête à une obstruction systématique et à sacrifier Bandol sur l’autel de ses ambitions.

 



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